Section PCF 13009 de Marseille 9

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Notre Maison à Mazargues. Mise à pied sans queue ni tête

Médico-social. Mobilisation de soutien à l’infirmière coordinatrice de l’Ehpad Notre Maison à Mazargues.

L’appel au rassemblement de soutien lancé par l’union locale CGT Marseille Sud contre la mise à pied à titre conservatoire prononcé le 18 décembre à l’encontre de l’infirmière coordinatrice de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendante (Ehpad) Notre Maison dirigé par la Croix Rouge, s’est tenu hier matin et juste avant que l’infirmière n’honore l’entretien préalable qui a lancé la procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement. Devant l’établissement (80 lits d’Ehpad et 30 lits-foyer-logement) hier matin, salariés, familles et résidents venus témoigner leur soutien et leur affection à une professionnelle « engagée, dévouée et motivée » pour assurer la qualité des soins et le fonctionnement des services. « Nous n’accepterons pas que la direction de la Croix Rouge méprise à ce point une soignante qui fait son maximum pour le bien être des résidents », lâche Anne-Marie, parente d’une ancienne patiente de l’établissement. « Maman était une grande malade parkinsonienne et faisait de très nombreuses chutes, l’infirmière était toujours là et remontait le moral des troupes », raconte Anne-Marie indignée qu’une soignante « dotée d’une telle conscience professionnelle » soit aujourd’hui attaquée. Depuis le rachat de la maison de retraite par la Croix Rouge il y a deux ans et face au manque d’effectifs reconnu par l’ancien directeur ainsi qu’à de nombreux risques psychosociaux et « une souffrance réelle au travail affectant la majorité des personnels soignants » mentionnés cette fois dans le rapport de la Dirrecte le 16 juin 2014, l’infirmière coordinatrice aurait assuré une charge de travail énorme, au mépris de sa santé physique et morale. « C’est elle qui faisait tourner l’établissement, elle faisait office de gouvernante et d’attachée de direction, avoue une source proche, elle arrivait le matin à 6h30 pour ne repartir qu’après 20h. On veut lui faire porter le chapeau mais on ne sait pas de quoi. » Et pourtant ce matin là, l’infirmière est convoquée par la direction de l’établissement mais le motif de mise à pied reste flou. « Nous n’observons aucune faute grave et seulement des reproches basés sur des on-dit », indique Hasnia Dumange, déléguée du personnel et syndicale CGT qui a assisté à l’entretien devant permettre à la direction après un délai d’un mois, de « prendre une décision adaptée à la situation », déclare Mme Devillers à la direction de l’établissement dans « l’impossibilité de communiquer sur des éléments personnels du dossier ».

La Marseillaise, le 30 décembre 2014

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