Section PCF 13009 de Marseille 9

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Ouvrons le débat !

A l’ordre du jour de cette rentrée, c’est une année de débats d’idées, de mobilisations, de combats, qui s’annonce pour nous, les communistes, avec trois points :

- « porter une ambition de transformation sociale » avec un travail sur le projet de société que nous défendons ;

- « décider des transformations audacieuses du parti » et de son fonctionnement ;

- « travailler à la démarche, aux objectifs et à la méthode du PCF pour affronter les échéances politiques de 2017 ». (le 37° Congrès du PCF a été fixé du 2 au 5 juin 2016, la préparation active devrait être lancée par un conseil national les 16 et 17 janvier 2016).

François HOLLANDE et Manuel VALLS conduisent la gauche à la défaite. Nous devons construire une autre voie qui peut conduire un véritable projet de gauche à la victoire en 2017. Comment y parvenir ? La question compte parmi les interrogations légitimes sur lesquelles nous avons à nous pencher en prise avec l’actualité, à commencer par la « crise grecque ». L’alternative à l’austérité en Europe est un élément indissociable du sens de la bataille politique du PCF en France.

Lancement de la campagne des régionales : Ce week-end, au Bourget, sera un moment du lancement public de la campagne du PCF, nationalement et dans les régions, en vue des échéances de décembre. Alors que dans nombre de régions, les discussions avec nos potentiels partenaires (du Front de Gauche, d’Europe Ecologie-les Verts…) se poursuivent avec difficultés, le PCF a défini ses trois axes de bataille :

- « un nouveau développement créateur d’emplois contre l’austérité » ;

- « la promotion des services publics » ;

- « l’égalité des territoires et la démocratie citoyenne ».

Le tout avec l’objectif de battre la droite et l’extrême droite qui rêvent de grand chelem. Une initiative nationale est également prévue le 17 octobre alors que l’ambition affichée est de parvenir à boucler l’ensemble des listes pour la fin septembre.

D’ici là, de nombreuses batailles s’annoncent : la mobilisation face à l’offensive du gouvernement contre le Code du travail, avec, notamment, un rendez-vous le 6 octobre qui réunira spécialistes du travail, syndicalistes, responsables politiques ; la situation des migrants avec la volonté du PCF, au-delà des actions immédiates, de faire de la Journée mondiale pour la paix, le 21 septembre, une grande journée de solidarité ; ou encore « l’ambition de gagner un accord qui réponde à l’urgence » lors de la conférence climat de la fin de l’année avec des mobilisations autour de l’avenir du ferroviaire ou encore de l’agriculture.

La gauche anti-austérité lance le chantier d’une autre Europe

Après l’essai grec, la gauche n’en a pas fini avec l’Europe. À la suite du coup de force européen du 13 juillet contre Athènes, 
les forces de gauche anti-austérité tentent de tirer les leçons de ce « tournant historique », en repensant leurs stratégies et propositions. Depuis le 13 juillet au matin, l’Europe n’est plus la même. Dans le bras de fer qui les a opposés au gouvernement grec, les dirigeants de l’Union européenne (UE) défi nie par les traités ont montré à tous leur vrai visage : celui d’une construction « a-démocratique ». Dans le même temps, l’épreuve de force, poussée à son extrémité, a clarifié la nature du « projet européen » porté par les gouvernements de la zone euro, Allemagne en tête.

Après la sidération devant l’écrasement de la seule tentative à ce jour de s’extirper du cadre étouffant de l’austérité européenne, ceux qui, dans leur diversité, ont soutenu l’entreprise d’Alexis TSIPRAS et son gouvernement tentent d’en tirer les leçons. Et s’interrogent sur les chemins à prendre, non sans tiraillements ni débats. Y avait-il une autre voie de passage pour Syriza ? Que faudra-t-il modifier dans le cas d’une autre expérience semblable de gouvernement en Europe ? La France serait-elle mieux armée pour affronter le gouvernement allemand ? Peut-on encore agir à l’intérieur des institutions européennes et de sa monnaie ? Constater le tournant historique à l’œuvre nous oblige à vérifier sérieusement si nos propositions, nos stratégies sont opérantes, c’est-à-dire susceptibles de créer un mouvement majoritaire tel qu’il puisse faire plier les tenants de l’Europe de l’argent .

« Utiliser la pression politique »

Première difficulté : celle de fédérer des forces en tentant de définir une position commune. Le vote au Parlement français, le 15 juillet, sur la validation de l’accord Grèce-UE, a donné un premier aperçu de l’ampleur de la tâche, avec la dispersion de ceux qui ont déclaré leur soutien à l’expérience démocratique grecque.

Il est pourtant indispensable d’y parvenir, pensent la plupart des dirigeants progressistes sur le continent. «  Il faut maintenant que la gauche européenne développe un plan B pour le cas où un parti membre viendrait à être dans une situation comparable  », affirmait récemment de son côté l’une des figures du parti de la gauche allemande DIE LINKE, Oskar LAFONTAINE. Cette nécessité d’une coordination des efforts des peuples européens est encore renforcée par le précédent grec. « Nous n’avons pas été en capacité d’aider M. TSIPRAS sur le fond, (…) sur la manière d’échafauder un plan B crédible  », regrette ainsi Éric Coquerel, qui formule au nom du PG la proposition d’« un sommet internationaliste du plan B dès le dernier trimestre 2015 ».

Encore faut-il se mettre d’accord sur le contenu d’un tel plan.  Les options sont au nombre de trois :  En premier lieu, la sortie de l’euro , mais personne n’y croit, étant donné les  baisses spectaculaires des salaires qui en résulteraient, selon lui. En deuxième lieu, une alliance sud-sud  en Europe, sur le modèle de l’Alba latino-américaine (Alliance bolivarienne pour les Amériques), avec la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Une hypothèse « adéquate », mais qui exige que la gauche gagne les élections dans ces quatre pays… Or certains sont loin de ce moment. Enfin, reste l’option d’ utiliser la pression politique pour faire plier les institutions européennes de l’intérieur. Une voie proche de celle empruntée par SYRIZA, mais qui ne serait pas forcément vouée au même échec pour un pays au poids économique supérieur, comme l’Espagne ou… la France.

Désobéir à Bruxelles ne suffit pas

Ce que nous apprend la Grèce, c’est qu’il ne suffit pas d’élire un gouvernement, fût-il le meilleur des gouvernements. Ce gouvernement et le peuple qui l’a élu doivent alors affronter les forces coalisées du capital, et leur instrument le plus puissant de domination : les marchés financiers.  Dit autrement, il ne suffit pas qu’un gouvernement décide de “désobéir à Bruxelles” pour ouvrir la voie aux ruptures fondamentales, rendant possibles les changements attendus. L’UE n’est pas un “château de cartes” dont il suffirait de retirer une pièce pour briser la coalition impitoyable des pouvoirs en place.

Dans ce contexte, le débat qui s’est aiguisé, à gauche, ces dernières semaines, sur le maintien ou non dans la zone euro, n’épuise pas à lui seul le sujet. Pour le PG, qui a donné une place importante à cette thématique, ce n’est pas un préalable, encore moins un objectif en soi, mais l’outil d’une stratégie visant à asseoir la marge de manœuvre de la France pour briser le mur de l’austérité. Même si, à la fin, « entre l’euro et la souveraineté », Jean-Luc Mélenchon choisirait la seconde. « L’échec de TSIPRAS vient justement de l’absence de plan B  », explique Éric Coquerel, exposant la proposition de son parti articulant «  plan A-plan B ». C’est-à-dire « l’action d’un gouvernement mixant désobéissance et négociation » (le plan A, proche de la stratégie déployée par Alexis TSIPRAS jusqu’au 13 juillet), avec un plan « de sortie de l’euro en cas d’intransigeance en face  » (le plan B). Un scénario semblable à celui que préconisait l’ancien ministre grec des Finances, Yanis VAROUFAKIS.

Reste que cette hypothèse est loin de convaincre à gauche. Outre les conséquences d’une dévaluation qu’entraînerait le retour à une monnaie nationale, que dissèquent, avec d’autres, les économistes communistes Frédéric BOCCARA et Denis DURAND dans un ouvrage collectif (Grèce, élargir la brèche, refonder l’Europe), une telle menace dans le cas de la Grèce était selon eux devenue « chimérique dès lors qu’il est apparu qu’un “grexit ordonné” était bel et bien le projet des pires ennemis du peuple grec, gouvernement allemand en tête  ». Pour ces économistes,  la grande leçon de la bataille en cours est là : s’il y a bien une alternative, il n’y a, en revanche, pas d’échappatoire  à l’affrontement fondamental avec les institutions, Banque centrale européenne (BCE) en tête. C’est ce pouvoir (de la BCE) qu’ont utilisé les créanciers pour exercer leur pression dès l’arrivée de SYRIZA au gouvernement. Il n’est pas nécessaire, pour agir, d’attendre que 28 gouvernements et 28 Parlements nationaux se mettent d’accord à l’unanimité pour remplacer les traités actuels par des règles qui nous conviennent, poursuivent-ils. C’est dès à présent que l’on peut lutter  et rassembler des forces très diverses.

Dans le même ouvrage, le député européen honoraire Francis Wurtz ne dit pas autre chose : « Les traités ne s’imposent que tant qu’il existe un consensus sur le fait qu’il faut s’y plier. Si nous arrivons à créer un nouveau rapport de forces, les textes d’hier cesseront d’être sacrés. »
Les volontés existent en France et en Europe pour un tel dessein : si le puissant syndicat allemand DGB se refuse à envisager une sortie de la Grèce de l’euro, son président, Reiner Hoffmann, défend l’idée d’un « fonds européen dédié » à « un programme d’investissements très offensif pendant dix ans pour un montant égal à 2 % du PIB européen ». En France, chez EELV, tout fédéralistes et attachés à l’euro que soient ses membres, cela n’empêche pas ses porte-parole Sandrine Rousseau et Julien Bayou de défendre la convocation d’une « conférence européenne des dettes », tout comme les députés Front de gauche, de concert avec le PCF et le Parti de la gauche européenne (PGE). «  Nous ne sommes pas devant un mur infranchissable, déclarait Pierre Laurent, qui préside le PGE, dans l’Humanité de mardi. Si nous faisons converger les forces européennes, il vacillera aussitôt.  »

Quand le commerce a des ratés, la mondialisation est en panne
Levier de la croissance mondiale, le commerce international est en panne avec une baisse de 0,5% du volume des échanges commerciaux internationaux au deuxième trimestre 2015 par rapport au précédent, après avoir été révisé de -1,5% les chiffres de ce dernier. Il faut remonter à 2009 et à l’éclatement de la crise financière pour retrouver une contraction de cette ampleur. Plus profondément, le phénomène s’inscrit dans le nouveau contexte créé par la crise financière et ses répliques. Deux grands phénomènes dominent : la réorientation de la Chine en faveur du développement de son marché intérieur et une « stagnation séculaire » mondiale. La mondialisation propage désormais une faible croissance économique.

Le moteur de la mondialisation a calé et la dette mondiale continue de croître plus vite que l’économie. Ce dysfonctionnement vient s’ajouter aux précédents. La menace déflationniste n’a pas disparu et la croissance mondiale reste défaillante. Sans parvenir à remettre sur pieds le système, les grandes banques continuent de l’assister. Et, dans l’immédiat, les banquiers centraux ne manquent pas de sujets d’interrogation : baisse de la croissance chinoise, chute des prix des matières premières, fortes tensions dans les pays émergents, extrêmes volatilités des marchés en raison des masses financières en mouvement. Les retraits de fonds d’actions dans le monde ont atteint, durant la semaine marquée par la chute des Bourses chinoises, la somme record de 29,5 milliards de dollars (soit 26,25 milliards d’euros).
Etre « compétitif », exporter et croître… ça ne marche plus ! La mondialisation ne fait plus de miracle. Et les banques centrales ont beau déverser des tonnes de liquidités, pas moyen ! Plus personne, et sûrement pas les responsables des institutions financières, ne semblent maîtriser l’économie mondiale.

Réfugiés et migrants : l'opinion publique pèse en faveur de changements

Face au drame des réfugiés, l'émotion populaire, les gestes citoyens commencent à faire bouger les dirigeants européens. La diffusion, partout sur le Net, de la photo de cet enfant mort, échoué sur une plage sans pouvoir atteindre avec sa famille l’Europe, a suscité une émotion populaire, partout, à un point extrêmement élevé. Il y avait déjà avant cette photo des gestes, des actions de solidarité, en Italie, en Grèce, de la part de populations qui n’avaient pas grand-chose mais qui partageaient tout avec les réfugiés, qui ont essayé de sauver la vie de ceux qui se noyaient... Les dirigeants européens, en particulier les Allemands et les Français, sont aujourd’hui obligés de tenir compte de cette opinion publique et de ces élans de solidarité. Il y a eu, au mois d’avril, au moment des premiers désastres, des naufrages, des premiers morts, une musique qui s’est installée en confondant migrants et réfugiés, en stigmatisant les migrants, les immigrés ; or c’est une même fuite pour la vie qui pousse les migrants comme les réfugiés à essayer de se trouver un avenir hors des zones de conflit, de crise. Bref, les opinions populaires ont pesé dans les changements de politique qui se manifestent de la part de l’Allemagne et de la France. Il s’agit pour ces pays à la fois de répondre à l’urgence de la situation humanitaire des réfugiés mais aussi de reconsidérer la politique des visas en Europe vis à vis des migrants dans leur ensemble. On ne peut pas opposer les uns aux autres, faire une hiérarchie dans la détresse des situations.

ET NOS PROPOSITIONS ? Elles sont de trois ordres. Un : Répondre à la situation d’urgence avec la nécessité pour la France d’être à la hauteur des conventions qu’elle a signées, relatives aux réfugiés, des normes préconisées par le Haut Commissariat auprès des réfugiés de l’ONU, de mettre en place les dispositifs nécessaires pour sécuriser le parcours d’arrivée en Europe de ces réfugiés, leur installation transitoire puis pérenne ; ça passe aussi par des moyens qu’il faut prévoir en matière de dispositif médico-social et sanitaire, de scolarisation des enfants, de langue, de suivi des situations professionnelles. Donc c’est répondre à la situation d’urgence avec un plan qui prend en compte l’ensemble de ces étapes. Deux : Au plan européen, ça nécessiterait que notre pays soit un des fers de lance d’une remise à plat complète de la politique des visas ; nous contestons le fait que les migrants, notamment économiques, représentent une menace pour l’équilibre des pays membres de l’Union européenne. Trois : Au plan international, ça veut dire que la France et l’Union européenne doivent jouer un autre rôle, dans le cadre de l’ONU : chercher à construire les espaces, les cadres, les processus de résolution politique et diplomatique des conflits ; ça veut dire enfin remettre à plat toute la politique d’aide publique au développement.

Régionales • Porter haut le flambeau du Front de gauche

Il s’agit à présent d’entrer en campagne vite, en accélérant, partout, la constitution de listes Front de gauche, en renforçant l’unité du FG, en cherchant à l’élargir au mouvement social, aux écologistes et aux socialistes critiques. Tout indique que le scrutin de décembre portera autant sur les enjeux nationaux que régionaux. Certaines forces politiques envisagent même ce rendez-vous de décembre comme une avant-première, une sorte de répétition générale de la présidentielle de 2017…
En vrac, les questions qui se posent à cette étape : Comment travailler les contenus ? Quel projet régional élaborer ? Comment aborder vite l’idée du vote ? Comment engager tous les militants dans la bataille ? Comment, à travers ce vote, manifester notre volonté de défendre les gens ? Comment donner des signes concrets, humains de notre volonté d’élargissement ? Dans cette bataille régionale, a-t-on besoin d’une aide nationale (sous forme d’affiche, de quatre-pages) ?

Politiser l’enjeu

La gauche est en crise, la tendance à l’atomisation est forte. Sur le contenu de la campagne, des thématiques : aide aux entreprises, santé, transport, mais aussi agro-alimentaire, finances, égalité des territoires, jeunesse, démocratie. Il faudrait, ont dit plusieurs participants, trois ou quatre thèmes-mots d’ordre emblématique. Il y a urgence à redonner confiance, relancer l’espoir, élargir. A se montrer, être visibles. Notamment en politisant les enjeux, en étant ambitieux, en montrant l’offre politique. Il faut faire bouger la situation, faire événement. Partout, la constitution de listes Front de gauche élargi est engagée, mais il est nécessaire d’accélérer afin qu’elles se concrétisent avant le 30 septembre. Les rapports avec EELV sont plus complexes ; avec des écologistes pris au piège de leurs contradictions mais ayant des prétentions hégémoniques. Rassembler donc, porter haut le flambeau du Front de gauche, et veiller aussi à ce que la complexité du débat stratégique ne passe pas aux yeux des gens pour des bavardages politiciens. Personne n’est propriétaire des victimes de la crise, celles-ci sont innombrables et les communistes entendent les rassembler. Insistance sur une entrée rapide en campagne, et une campagne sur des questions de contenu ; sur l’importance aussi à multiplier les contacts ; de très nombreuses personnes, de très nombreux citoyens engagés sont en attente de ces échanges.

L’état de l’opinion à 100 jours du scrutin : Les thèmes les plus prioritaires pour les Français sont, par ordre d’importance, la lutte contre le chômage, la santé, l’éducation, la lutte contre la délinquance, les salaires et le pouvoir d’achat, alors que l’environnement n’apparaît qu’en dixième position malgré l’actualité de la COP21. L’émergence de la thématique de la santé en 2ème position est particulièrement spectaculaire. Les abstentionnistes potentiels motivent leur choix par le fait qu’ils n’attendent rien pour eux-mêmes des élections régionales et parce qu’ils considèrent que la politique ne traite pas des questions et des problèmes qui les préoccupent.

L’électorat Front de gauche est celui le plus affecté par l’abstention depuis juin 2012, d’où la nécessité de le remobiliser en lui redonnant espoir.

Ouvrons le débat en grand…

« La France en commun », un outil de débat, de rencontre, d’échange. Ce document comporte plusieurs parties indissociables. Il ne fait qu’un dans ses trois parties. D’abord, un texte porteur de sens et qui tente de répondre aux questions : Dans quelle société, dans quel monde, dans quelle France voulons-nous vivre ? Quels sont les repères qui nous font agir ? Quelles sont les clés que nous proposons ? Pour aller vers des changements dans le sens de l’émancipation humaine, comme l’indique le titre, comme une forte prise de parti. Ce texte veut dire aussi, même brièvement et sans doute de façon incomplète, les possibles et les obstacles qu’il nous faut franchir. Mais, afin de lever les doutes et les terribles sentiments d’impuissance que ressentent des millions de nos concitoyens, tant vis-à-vis d’eux-mêmes que vis-à-vis de la politique, que beaucoup pensent incapable de répondre à leurs aspirations, nous prenons le parti d’explorer les forces, les points d’appui sans jamais négliger les efforts qu’il faudra fournir pour aller de l’avant. Dans ses contenus, il affirme des choix de société, de développement humain, en traçant des perspectives, en fixant des horizons.

Grands chantiers et mesures urgentes

La seconde partie, elle, ouvre les grands chantiers utiles d’investir pour une sortie de crise du capitalisme financiarisé et mondialisé. Projets pour une mandature ou appui pour des mobilisations populaires et citoyennes, ces chantiers que nous jugeons prioritaires fixent des objectifs à atteindre et font les choix de mesures, de lois ou décisions qu’il faudrait prendre.

Enfin, la troisième partie dit les 15 mesures urgentes à prendre dès maintenant au vu des terribles drames sociaux et humains que vit notre pays. Chacune et chacun comprendra que retenir 15 grands chantiers et 15 mesures immédiates relève effectivement de choix.

Cela ne signifiant en aucun cas que d’autres chantiers et d’autres mesures immédiates ne seraient pas à prendre, bien évidemment non.

Il répond à une question qu’on nous pose souvent : Mais vous, que proposez-vous ? Mais vous, pensez-vous vraiment qu’on peut en sortir de cette crise, de ce système ? Et qu’est-ce qu’on pourrait faire ?
Avec ce texte, nous ne nous éloignons pas des réalités, nous ne tournons pas le dos aux urgences populaires, aux difficultés que vivent nos concitoyens, à leur ras-le-bol, et à leur rejet de la « chose politique ».

C’est ce texte, qui doit nous servir dans les débats de section, les forums citoyens, les espaces de rencontre avec d’autres formations de gauche.

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