Section PCF 13009 de Marseille 9

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Pierre DHARREVILLE, « Un printemps pour la République »

Vendredi 29 avril, les communistes de la section du PCF du 9èmearr. de Marseille ont initié cette rencontre/débat avec Pierre DHARREVILLE  autour de son livre :

« Un printemps pour la République »

« Un printemps qui a raison » (Paul Eluard)

Ce fut un grand moment pour tous les nombreux participants, suite à la grande journée de mobilisation du 28 avril, pour débattre, échanger, à partir du livre de Pierre DHARREVILLE, de la situation politique, du 37° Congrès du PCF, de 2017, …

d’oser parler de la construction d’un printemps pour la République.

La situation présente, avec un mouvement populaire en développement, exige que les citoyen(ne)s s’expriment, débattent, prennent la parole, pour amorcer un mouvement de reconquête de la politique.

Pour nous, les communistes, les citoyen(ne)s doivent se placer debout de façon à se faire entendre dans la société, mettre en débat des propositions et des idées pour nourrir les discussions et faire grandir des idées émancipatrices.

Alors Pierre Dharréville est avant tout un « bavard » (avec son blog Bavardages), il est chanteur, il joue de la guitare mais nous le connaissons surtout comme journaliste et écrivain (En l'absence de Monsieur J. ou La laïcité n'est pas ce que vous croyez). Il est actuellement responsable des questions de démocratie au sein de l’Exécutif national du Parti communiste français et secrétaire de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône, il est celui qui a permis que le quotidien régional La Marseillaise puisse continuer de vivre au sein des Éditions des fédérés.

« Un printemps pour la République » est publié aux Editions de l’Atelier, un éditeur indépendant depuis plus de 80 ans !

Éditeur indépendant depuis sa création en 1929, sous le nom des Éditions Ouvrières, les Éditions de l’Atelier publient une trentaine de titres par an dans les domaines de l’histoire, de l’économie, de la politique, de l’éthique, de l’éducation, de la connaissance des religions et de l’expression d’un christianisme impliqué dans la société.

En préambule, il faut dire que Pierre Dharréville demande pardon d’avoir coupé des arbres pour parler du Printemps…

La République ?  Invoquée pour conjurer les attentats djihadistes, convoquée pour justifier le basculement dans une régression sécuritaire, embaumée pour maser la nature monarchique de sa constitution, statufiée pour dissiper sa confiscation par une caste oligarchique, la République est épuisée d’être ainsi manipulée. Pour renaître, il lui faut un printemps, une sève démocratique qui fasse éclore la promesse d’égalité, de liberté et fraternité qu’elle porte.

Mais comment faire quand de scrutins en scrutins, la confiance des citoyens dans les institutions et les partis de la République s’érode, quand les promesses d’égalité ne sont pas tenues et la fraternité reste un vœu pieux ?

Comment sortir par le haut d’une crise politique où  l’issue proposée est autoritaire ou technocratique ?

Une République se meurt prisonnière d'une caste et de ses promesses non tenues. Une autre peut survenir, rénovée, réconciliée avec la démocratie.

Plaidoyer pour une République qui incarne vraiment l'égale dignité des êtres humains. Mais de scrutins en scrutins, la confiance des citoyens dans les institutions et les partis de la République s'érode.

Promesses d'égalité pas tenues, la fraternité fout le camp avec une crise politique profonde laissant croire que la solution autoritaire en soit l'issue.

Dans cet essai, Pierre Dharrévile invites la République à se renouveler en retrouvant ses fondements oubliés, la Grèce, la Révolution française, et en ouvrant ses horizons au grand large d’une démocratisation des institutions politiques et des pouvoirs économiques qui reste à faire. L’issue à cette crise ne réside pas dans la promotion d’une solution qui ferait du recours au peuple un slogan électoral mais dans une nouvelle manière de « faire » la démocratie en inventant des formes originales de participation des citoyens tant au plan social qu’économique et politique.

Les 8 et 10 février 2016 les députés votaient respectivement les projets de révision constitutionnelle concernant l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution de la République et la déchéance de la nationalité. Le projet républicain qui irrigue notre mode de vivre-ensemble depuis la Révolution française est directement mis en cause.

Dans ce contexte parlons du 37° congrès du PCF et « La refondation démocratique de la République »,

Pourquoi faire de la République un axe de travail important en cette période de préparation du congrès ?

Notre système politique est-il en danger ?

La version cinq de la République est-elle à bout de souffle ?

Une conception sécuritaire de la République essaye de s’imposer, et les débats autour de l’état d’urgence en sont le témoignage. Que penser de la révision constitutionnelle portée par François Hollande ?

Qu’entendons par République ? La République, c’est gauche ?

Comment amorcer un processus de reconquête de pouvoirs pour notre peuple, en particulier face aux forces de la finance ?

La République est-elle un bien commun de notre peuple, porte-elle un projet ? Alors comment définir aujourd’hui les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ?

Pourquoi elle ne saurait être que laïque et démocratique ?

Le constat c’est une République sans peuple, quels sont les causes de l’asphyxie de la politique ?

Comment pouvons-nous imaginer cette nouvelle République ?

Comment peut-on dire que la Res communa peut venir donner un souffle inédit à la Res publica ?

La révolution numérique offre également de nouvelles pistes de développement pour la démocratie et elle pointe de nouveaux enjeux : va-t-elle se faire pour l’émancipation humaine ou pour accroître la domination capitaliste ?

C’est quoi « Reconquérir un imaginaire ‘républicommun’ ?

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