Section PCF 13009 de Marseille 9

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Au neuf, le projet de base commune est en débat !

« L’Humanité est en danger » alertait, jeudi dans L’Humanité, Patrick Le Hyaric, directeur du journal, en appelant à une nouvelle mobilisation exceptionnelle. « C’est contraints et forcés que nous lançons une nouvelle fois un appel urgent aux dons, sans lesquels l’Humanité ne passera pas les prochains mois », indiquait-il. Il s’agit, dit-il, d’assurer « un printemps à l’Humanité ». Les progressistes ont besoin d’Humanité.

« Il faut se battre pour que ça continue »

Les événements

Mardi 15 mars de 7h a 9h

Gare St-Charles. Nouvelle formule de "La Marseillaise"

Mardi 15 mars a 18h

Collectif Fabrégoules avec les secrétaires de section

Le 16 mars. La Marseillaise refait son look

Le 17 mars. Journée d’action.

Face à l’urgence sociale et populaire du moment, l’heure est à amplifier la mobilisation en vue du 17 puis du 31 mars. Ce combat, c’est le combat du monde du travail et de toute une génération méprisée. Pour nous les communistes du 9ème il nous faut nous atteler à la réussite du 17, cela passe par une nouvelle initiative sans précédent au Campus de Marseille Luminy le mercredi 16.

Samedi 19 mars (limite commandes 16/3)

-          Vente de masse de La Marseillaise nouvelle formule

-          Venue de Thomas Picketty à Marseille le 19 mars au théâtre Mazenod, y participer pour ceux qui veulent participer au débat à gauche.

Vendredi 18 (14 h) et samedi 19 mars

États généraux du numérique

Échanges, débats, confrontations… A l’occasion des états généraux du numérique, une cinquantaine de responsables politiques, scientifiques, syndicaux, associatifs débattront des enjeux de la révolution numériques.

A l’Espace Niemeyer, 2 place du Colonel-Fabien, 75019 Paris

Samedi 23 avril à partir de 13H30 – Université Nouvelle Pour le 9ème arr.

Le Pouvoir du Capital Actuel conférence débat du 23 avril 2016

(Critique du capitalisme aux pouvoirs mondialisés)

On nous vante la mondialisation au travers d’une glorification du commerce, de la création d’un marché mondial qui doit conduire à un monde pacifié, monde dans lequel les nations ne se feraient plus la guerre mais commerceraient entre elles. Certes. Mais si mondialisation il y a, qu’est-ce qui se mondialise vraiment? Ce qui se mondialise, c’est ce capital devenu liquide, sans patrie, ni loi, si ce n’est celle de sa propre accumulation. Cette mondialisation signifie d’abord et avant tout la transgression et la liquidation par ce capital liquide des limites, des règles et des droits sociaux instaurés par les Etats nationaux.

La mondialisation est cette politique du capital qui s’opère par la constitution d’un nouvel type d’Etat, l’Etat transnational. Cet Etat a pour but de discipliner tous les Etats nationaux pour les soumettre aux lois de l’accumulation du capital.

Pour réfléchir à la constitution de ce type d’Etat transnational, nous prendrons comme point de réflexion la constitution de l’Europe. 

Caractériser la situation politique, prendre des initiatives pour amplifier les luttes, apprécier l’état du débat préparatoire du prochain congrès et la proposition de base commune, tel était l’ordre du jour de notre AG.

LA « LOI TRAVAIL » COMME LA LOI DE TROP.

Pour des millions de nos concitoyens, cette loi est vécue comme la loi de trop. La loi de trop pour les jeunes à qui notre société n’offre aucun avenir, pour les femmes dont la précarité s’aggraverait encore, pour des millions de salariés qui n’en peuvent plus de l’insécurité permanente, pour les syndicalistes dont l’action est chaque jour un peu plus criminalisée, pour les chômeurs pour lesquels le retour à l’emploi s’éloigne encore un peu plus. Le bilan du quinquennat de François Hollande est déjà catastrophique pour le monde du travail. La loi travail, si elle était adoptée, constituerait une nouvelle étape dramatique. Il s’agit donc de mettre en échec ce projet, d’informer des dangers de ce projet, d’amplifier la mobilisation pour les journées des 17 et 31 mars, et de déployer notre campagne pour l’emploi pour porter des contre-propositions. D’où l’adoption par le CN d’une déclaration sur ces questions. Cette mobilisation est le meilleur point d’appui possible pour relancer, avec de très nombreuses forces, la construction d’une alternative politique de gauche.

« NE PAS RATER L’ÉTAPE DE 2017 ».

Au regard de la gravité de la situation, un long processus politique visant des reconquêtes idéologiques, sociales et démocratiques imposant une alternative au libéralisme, et plus profondément au capitalisme, est devant nous. 2017 en est une étape importante car le scénario d’un match à trois entre le Président sortant, un candidat de droite et Marine Le Pen conduirait à la marginalisation pour de nombreuses années de toute perspective de transformation sociale. Les conditions politiques ne sont pas les mêmes qu’en 2012. Le choix tactique proposé – investir l’appel à une primaire de gauche – ne suffira pas à lui seul à inverser le rapport de force, mais il offre les meilleures chances de construire une candidature commune de large rassemblement capable d’accéder au second tour de l’élection présidentielle. Les propositions du CN visent un processus permettant de vivre le débat de projet dans le pays pour construire une plate-forme en rupture avec la politique gouvernementale, contrer la personnalisation et la présidentialisation.

FRONT DE GAUCHE, « POINT D’ÉTAPE ».

Nous ne voulons pas brader l’acquis du Front de gauche. Mais il nous faut aussi pointer les difficultés réelles sur lesquelles nous avons buté. Avons-nous souffert d’un déficit de radicalité ? Ou d’alliances à géométrie variable aux élections locales ? Non, nos vraies difficultés sont ailleurs. La violence des renoncements de François Hollande conduit nos concitoyens à douter de la possibilité d’une alternative de gauche. Le FG, ses propositions, ne sont pas identifiées à un projet d’avenir. Ses composantes peinent à assumer leurs différences. Et puis on a eu du mal à organiser concrètement l’investissement populaire dans le champ politique.

Alors comment dépasser ces difficultés ? Nous devrions travailler à des objectifs politiques de long terme : élaborer un nouveau récit émancipateur qui déplace le débat politique des enjeux identitaires aux enjeux de classe ; constituer des fronts d’idées et d’actions pour gagner des avancées concrètes dans lesquels toutes les composantes du mouvement social agissent ensemble ; expérimenter des formes d’investissement populaire plus avancées et durables, de la solidarité concrète à des pouvoirs d’intervention complémentaires à la souveraineté des organisations. Ces propositions peuvent rassembler beaucoup de forces dans le FG et contribuer à la réussite de nos objectifs politiques, y compris pour 2017. Nous appelons Jean-Luc Mélenchon à ne pas tirer un trait sur le FG et à rejoindre un processus collectif.

L’ÉTAT DU DÉBAT PRÉPARATOIRE AU CONGRÈS DANS LE PARTI

Les trois objectifs du Congrès sont au cœur de ce débat. Le projet communiste d’abord, pour que notre parti soit à nouveau identifié dans la société française à de grands combats émancipateurs. Nos choix pour les échéances de 2017 ensuite, car la mise en œuvre de ce projet sera confrontée à d’immenses obstacles si nous ne déverrouillons pas la situation politique. Les transformations du PCF enfin, pour hisser notre parti à la hauteur des grands défis du XXIe siècle et de la nouvelle séquence politique en France.

Les éléments recueillis par la commission de transparence des débats montrent que les communistes sont entrés dans le débat sur ces objectifs. Mi-février, plus de 10 000 camarades avaient déjà participé à des réunions locales. La commission a mis en place le site Internet du Congrès, la lettre d’information hebdomadaire. Le site Internet congres.pcf.fr a reçu à ce jour 26 000 visites, et près de 300 contributions y ont été déposées (lors de notre précédent congrès, nous n’avions atteint le nombre de 300 contributions qu’à la date du Congrès). Ces chiffres montrent que la mobilisation du Parti dans les débats, à trois mois de l’échéance, est très importante.

LE CALENDRIER JUSQU’AU CONGRÈS NATIONAL

La direction a adopté la proposition de base commune. Il y a la possibilité de déposer des textes alternatifs jusqu’au 6 avril prochain à 18 h. Le vote des adhérents pour le choix de la base commune se déroulera du 2 au 5 mai à 16 h. Ensuite se tiendront les congrès de sections et de fédérations du 6 au 29 mai. Enfin le congrès national aura lieu du 2 au 5 juin

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis au débat des communistes. Ce projet comporte trois textes : “Le temps du commun”, “2017 : une autre voie pour la France” et “Les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération”.

Le temps du commun

« Le temps du commun » avance des réponses aux questions posées pour une transformation sociale de progrès : dans quelle société et quel monde, dans quelle France voulons-nous vivre ? Quels sont les repères pour l’action ? Quels outils pour des changements vers l’émancipation humaine ? Pourquoi le commun devient-il une valeur neuve ? Où sont les possibles ?

Il n’évacue aucun obstacle. Il affronte aussi bien les efforts idéologiques inouïs des forces du libéralisme pour diviser à l’infini leurs victimes ou pour pousser leur domination jusqu’à la guerre, que les tentatives dramatiques de gestion au jour le jour du capitalisme par le social-libéralisme, ou encore les dangers mortifères des néofascismes.

Il veut faire reculer le sentiment d’impuissance partagé par des millions de nos concitoyens tant vis-à-vis d’eux-mêmes que vis-à-vis de la politique. Il l’affirme dès les premières lignes en allusion aux 1 % de privilégiés possédant autant que 99 % des êtres humains : « En ce début de XXIe siècle, l’idée force, c’est bien que le mouvement d’émancipation est le mouvement de l’immense majorité au profit de l’immense majorité. (…)»

Le capitalisme mondialisé et financiarisé est incapable de relever les défis du siècle : la révolution numérique, la réponse aux besoins choisis, la préservation de la planète, les exigences de liberté, d’égalité, du bien vivre… Son dépassement n’est pas seulement un choix d’humanité face aux désastres qu’il engendre mais une nécessité qui prend source au sein même des contradictions du système.

Les contenus du « temps du commun » sont des ambitions de luttes et des objectifs de conquêtes : « zéro chômage », une société du bien vivre et du bien commun, la République de liberté, d’égalité et de fraternité, une autre Europe ou encore une France engagée pour la paix dans le monde.

2017, une autre voie pour la France

Les échéances électorales de 2017 peuvent-elles être un moment positif pour le pays et pour la gauche ? Le texte adopté par le Conseil national : « 2017, une autre voie pour l’avenir de la France » répond par l’affirmative. Il lève les brouillages sur les intentions prêtées au PCF pour en affronter les véritables enjeux et annonce les initiatives politiques marquantes qui permettront des avancées. La situation politique est totalement inédite du fait de la fracture entre le mouvement social, la jeunesse, la gauche, ses électeurs d’un côté et le clan Hollande-Valls de l’autre.

Cette fracture pourrait conduire à l’effacement du courant de gauche dans notre peuple. Nous voulons éviter ce danger mortel pour le pays et au contraire saisir l’opportunité d’un rassemblement plus large, qui conduira, dans le prolongement du Front de gauche, à la constitution d’un front populaire et citoyen, social et politique victorieux.

Pour 2017, notre objectif est la constitution d’une majorité populaire pour un projet de transformation, d’une majorité parlementaire qui rende des comptes au peuple et non au Président.

Comment y parvenir ? En conjuguant la participation active aux luttes et notre engagement dans la primaire pour qu’elle ne soit pas celle conçue par la direction du PS, une affaire de casting permettant à Hollande de se sauver, mais un moment de débat de contenu où se formulent les exigences en un mandat populaire qui sera le socle d’entrée pour les candidats. Le texte appelle à un immense effort politique des communistes pour donner la parole au peuple. Ce sera l’objet de la grande consultation que nous lançons avec l’objectif de demander à 500 000 personnes d’exprimer leurs exigences pour ce mandat. Le texte expose les initiatives qui peuvent rendre possible ce chemin. Aux communistes d’en décider

PCF des transformations utiles et concrètes

Si nous sommes un parti combatif, présent dans tous les départements, nos structures d’animation sont aujourd’hui fragilisées. Comment les revitaliser ? Comment animer notre parti de façon plus efficace ?

La première partie du texte sonde notre capacité à débattre de grands objectifs politiques. Comment lier besoins immédiats et perspective de transformation pour rendre notre projet palpable ?

C’est avec cette ambition que nous invitons à créer et investir des espaces de solidarités concrètes. Cet objectif s’allie avec notre volonté de faire de notre parti un outil pour comprendre, agir et s’émanciper. Ce sont des éléments essentiels pour investir tous les lieux de décisions et prendre le pouvoir avec et pour le peuple.

La seconde partie du texte affirme que notre parti est un interlocuteur connu et reconnu dans le paysage politique, une organisation militante capable de faire vivre ses idées, ses actions sur le territoire national. Mais comment tirer parti de cette richesse en associant davantage nos adhérents à nos activités ? Comment ouvrir les portes aux nouveaux adhérents ? Les réponses sont essentielles pour atteindre nos objectifs d’implantation et de proximité.

La partie 3 du texte interroge notre conception citoyenne de la politique. Comment faire évoluer l’organisation vers une pratique citoyenne quotidienne ? Comment être soi-même et capable de travailler avec les autres ? Comment rendre visibles ces espaces et permettre l’investissement du plus grand nombre ?

Pour traduire ces réflexions et objectifs en propositions concrètes, ce texte débouchera sur un relevé de décisions, adopté lors du Congrès. Il s’appuiera sur les propositions formulées lors des congrès de section et départementaux.

Pour un parti plus efficace et plus démocratique

La question du Parti, de son organisation, de sa communication, de sa formation est questionnée par les communistes. L’enjeu « Parti ». Ainsi écoutons cette belle formule : Nous œuvrons pour « une espérance qui n’en rabat pas sur des lendemains qui chantent mais qui agit pour des matins qui changent. (…)

Le moment est venu de croire davantage en nous et de produire les efforts nécessaires pour devenir le parti de cette espérance », un parti « d’un nouveau type ».

« Nous avons des difficultés à dire simplement et clairement ce que nous sommes et ce que nous voulons. Nous accusons toujours, nous critiquons beaucoup et nous proposons peu. A la fin, nous donnons peu d’espoir.»

« Les communistes ne seront utiles que s’ils sont ambitieux ». « Pour une activité militante planifiée et évaluée, développer la transversalité et l’horizontalité ». L’horizontalité, la mutualisation permettraient de « gagner un temps fou » comme cela se fait dans les associations d’éducation populaire, dans les structures de l’économie sociale et solidaire.

« Développer les échanges horizontaux ». « La structuration verticale de notre parti ne permet pas un fonctionnement véritablement démocratique. » Chez nous, ça marche bien de haut en bas, mais pas dans l’autre sens et les échanges horizontaux, de section à section, « sont inexistants ».

Pour notre propre fonctionnement, la constitution de « coopératives ».

« Revoir la communication » du Parti et l’idée d’une « plateforme d’échange des expériences militantes.

« Il faut repenser nos directions et leurs rôles ». « Souvent noyés voire dépassés par l’actualité ou la répétition des échéances électorales, nous subissons parfois plus le calendrier imposé par les autres que nous n’arrivons à en décider nous-mêmes. » Il faut voir le Parti tel qu’il est et une question : « Comment une force militante de plus de 100 000 adhérents, avec un tel réseau d’élus, n’arrive pas à peser plus, dans le débat politique, que des organisations qui ne dépassent parfois pas le millier d’adhérents et avec peu d’élus ? »

Passer un saut qualitatif

« Reconquérir l’hégémonie que les néolibéraux ont su gagner », « mettre fin au désarmement idéologique du Parti ». Intégration rapide des nouveaux adhérents, renforcement de la formation interne, pour une démocratie interne renforcée, améliorer les liens entre militants et élus (et permanents).

Proximité, c’est aussi du concret, du terrain pour retrouver le goût de la politique; la formation des nouveaux cadres ; l’accueil rapide des nouveaux adhérents ; recensement des pratiques citoyennes ; « la difficulté pour toucher les salarié-e-s des entreprises et les populations les plus socialement en difficulté et qui se mobilisent le moins ». Sur toutes ces questions, « nous sentons bien qu’il y a un saut qualitatif à passer, qui va plus loin que d’améliorer l’existant ».

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