Section PCF 13009 de Marseille 9

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POUR UN VRAI METIER APRES LES ETUDES, MOBILISATION

POUR UN VRAI METIER APRES LES ETUDES, MOBILISATION

La situation des jeunes diplômés se dégrade… Le chômage des jeunes diplômés augmente et le salaire médian après 5 ans d'étude a baissé de 308€/mois. Les jeunes diplômés subissent la précarité de l'emploi ou encore l'accumulation de stages peu voire pas du tout rémunérés.

Travailler après les études !

Nos qualifications ne sont pas reconnues à leur juste valeur, ce qui bride les aspirations d'une jeunesse créative, autonome, dynamique et qui aime le travail.

Le MEDEF stipule que les étudiants ne veulent pas travailler. C'est faux, nous voulons appliquer nos savoirs et s’épanouir dans nos métiers. Les dispositifs actuels, comme l'auto-entreprenariat étudiant, ne permettent pas d’y parvenir, et nous enferment à la fois dans la précarité et l’individualisme.

DES UNIVERSITÉS PRISES DANS LE MARASME ÉCONOMIQUE

Abandonnées à l’autonomie à la fin des années 2000, les universités publiques se sont vu imposer le patronat comme unique recours à leur déroute budgétaire. Avec la loi de « responsabilisation » des universités (LRU), l’UMP avait privé les établissements publics de financements à la hauteur. Le gouvernement socialiste ouvre les portes des facs aux intérêts privés au prétexte de les renflouer. L’asphyxie budgétaire fait déjà des victimes. L’austérité se fait contre l’Université, et plusieurs filières d’études se retrouvent menacées de fermeture, tandis que les administrations instaurent par des moyens détournés différentes formes de sélection.

DE LA COMPÉTITION RÉGIONALE À LA CONCURRENCE DES UNIVERSITÉS

En restructurant les territoires, le gouvernement réorganise l’enseignement supérieur autour du principe de compétitivité régionale. Dans la logique de « l’Europe des régions » prônée par l’Union européenne, les régions françaises formeraient des pôles compétitifs mettant les services publics à la disposition de groupes privés. C’est ainsi que la loi Fioraso permet aux Entreprises de financer des cursus, d’en dicter les contenus pédagogiques, ou encore de former des communautés d’universités publiques-privées. C’est, pour les entreprises, une occasion inespérée de former les futurs salariés au frais de l’État. Compétitivité veut dire concurrence entre les régions. La réorganisation territoriale du gouvernement et de Bruxelles va accroître les inégalités entre les différentes régions, comme dans plusieurs pays européens, en Italie entre le Nord et le Sud, en Allemagne entre l’Est et l’Ouest, en Belgique entre la Flandre et la Wallonie, en Espagne... Dans cette guerre économique, les universités perdent leur dimension de service public. Celles qui ne se conformeront pas aux exigences du patronat sont vouées à disparaître, à s’amputer de certains cursus.

DES COMUE AU SERVICE DE LA « RATIONALISATION » BUDGÉTAIRE

Afin de s’adapter au dogme de la compétitivité, les universités sont poussées à de nouvelles collaborations universitaires à travers des communautés d’universités et établissement (Comue), outils de rationalisation des coûts, c’est-à-dire de coupes budgétaires, de suppressions de postes et de filières. Tous les établissements sont concernés par la disparition de formations. Prétextes invoqués : le nombre insuffisant d’étudiants ou, cynisme, la volonté d’éviter la concurrence entre les facs d’une même communauté.

VERS DES DÉSERTS UNIVERSITAIRES

La carte des Comue concorde avec celle des régions dessinées par le gouvernement. Ce n’est pas sans poser problème, et pour les étudiants et pour les territoires.

Dans un contexte de crise profonde, comment peut-on prétendre relancer et développer les forces productives du pays sans prendre en compte le rôle primordial que vont jouer l’enseignement supérieur et la recherche du XXIe siècle ? Comme la désindustrialisation, la désertification universitaire est synonyme de perte de savoir-faire et de chômage massif pour les territoires.

POUR LES JEUNES, CHÔMAGE OU MOBILITE FORCÉE, VOIRE LES DEUX

Non seulement la régionalisation des diplômes ne permet pas aux étudiants d’accéder à de véritables métiers reconnus sur l’ensemble du territoire, mais encore la restructuration des universités au sein de grandes régions en concurrence crée un phénomène de mobilité forcée. Pour de nombreux jeunes qui veulent poursuivre des études supérieures, la seule solution est souvent de quitter leur ville et de partir à des centaines de kilomètres. Nombreux sont ceux qui sont obligés de se salarier, augmentant ainsi les risques d’échec dans les études.

POUR NOURRIR LA RECHERCHE ET LE PROGRES SCIENTIFIQUE, LE SALAIRE ETUDIANT S’IMPOSE !

Contractualisation, précarité, appel à projets... Le quotidien des étudiants et des chercheurs est particulièrement sombre et incertain. Face à ce chaos, une sécurité d’emploi et de formation est à construire. 

Comment réviser ses cours quand chaque soir on est à la caisse d’un fast-food ? Comment préparer ses TD quand on doit impérativement se focaliser sur les centaines d’euros pour payer son loyer ? Comment réussir ses examens quand la veille on a du faire du baby-sitting ?

Ainsi, un potentiel chercheur sur deux mettra avant l’heure un terme à ses études...

La précarité de vie ne s’arrête malheureusement pas au premier cycle. Les doctorants contraints de laisser tomber leur thèse faute d’un financement sont également une réalité sensible.

La logique mortifère des financements sur projets, déjà dénoncée à plusieurs reprises pour leur inefficacité , en plus de corseter la recherche dans des domaines trop restreints pour être efficiente porte en elle la précarité organisée, la soumission organisée des doctorants qui ont, au contraire, besoin des moyens matériels et sociaux de pleinement se consacrer à leurs travaux.

Le salaire étudiant permettrait de considérer « l’étudiant comme un travailleur, qu’il est en réalité, et de lui allouer un salaire en rapport avec les services qu’il rend et qu’il est appelé à rendre à la collectivité».

Il s’agit de reconnaître la formation initiale pour ce qu’elle est : la période de la vie où l’on apprend l’ensemble des savoirs, savoir-faire et gestes techniques nécessaires pour assurer pleinement une activité professionnelle. 

« Zéro chômeurs/du travail pour tous », un axe central pour un nouveau projet de société.

Ceux qui disent que nous sommes obligés d'entrer dans la guerre économique pour protéger l'emploi nous mentent. Les solutions existent !

Nous devons envisager les choses autrement car la société marche sur la tête. L'une des grandes ambitions, avec la protection de la planète, est de construire une société sans chômage. Le travail, l'emploi, l'éducation pour tous, doivent être au cœur d’un projet de gauche.

Cessons d'abdiquer devant les exigences des marchés et des multinationales. L'emploi recule. La révolution numérique, qui permettrait de réduire le temps de travail, n'est utilisée que pour promouvoir l' « uberisation », dérèglementation généralisée du travail. Cette révolution peut nous permettre de construire un nouvel âge de la Sécurité sociale qui sécuriserait l'emploi et la formation toute la vie. Cela nécessite de mobiliser l'ensemble des richesses disponibles : les immenses sommes détournées par les banques et les marchés financiers doivent revenir à la société. 

Mobilisons-nous

Tous les progressistes refusant cet avenir de régression de civilisation doivent se battre, d’autant plus qu’on ne reviendra pas - (fort heureusement pour la planète et ses habitants) - à des rythmes et des formes de croissance du type de ceux des « Trente glorieuses ». Réduction du temps de travail, révolution énergétique et écologique, réorientation des modes de production et de consommation, essor de la coopération contre les gâchis de la concurrence, démocratie économique et sociale, développement des services publics,… autant de pistes qui doivent être la réponse de fond aux défis du sous-emploi.

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