Section PCF 13009 de Marseille 9

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Hôpitaux Sud. Manifestation contre la casse de l’Hôpital public

Mobilisation du comité de soutien de l’hôpital Sainte-Marguerite devant l’établissement.

« On casse les hôpitaux de proximité pour faire des usines à gaz et nous vanter la complémentarité du privé qui n’a pas à venir s’implanter sur le public », déplore Jean-Marie Douville, Secrétaire général de la CGT Hôpitaux Sud lors de la mobilisation du comité de soutien de Sainte-Marguerite tenue hier soir devant l’hôpital où les personnels faisaient signer la pétition pour la sauvegarde de l’hôpital public. Une mobilisation spontanée formée à l’occasion de la soirée organisée sur le thème  de la médecine physique et de réadaptation par l’hôpital Sainte-Marguerite. « On nous annonce que le site des hôpitaux sud sera dans les prochaines années, l’un des plus grands centres de réadaptation et de restauration fonctionnelle au niveau national et européen », lance le Secrétaire syndical dans un contexte fortement marqué par la casse du service public de santé. Car depuis une vingtaine d’années, pas moins de 14 hôpitaux publics ont été fermés à Marseille et les politiques successives de restrictions budgétaires aboutissent à un manque de moyens humains et à la fermeture des hôpitaux publics dont l’hôpital Sainte-Marguerite figure malheureusement un bon exemple. Sur le site dont les soins diminuent comme peau de chagrin, on note le départ récent et non moins aberrant des urgences, du laboratoire et actuellement le départ de l’endocrinologie et d’ici 2017, de la rhumatologie et de l’orthopédie pour une centralisation des soins à la Timone. « On nous enlève l’endocrinologie pour y implanter un service d’endocrinologie privé de la même manière que nos personnels sont éliminés au profit d’un contingent de personnels libéraux », martèle encore le Secrétaire CGT à propos de cette politique de casse du service public de soin qui ne va pas non plus sans générer « un management destructeur pour les salariés dont les conditions de travail ne cessent de se détériorer ». Le comité de soutien (Union locale CGT Marseille sud, PCF, NPA, Parti de gauche Marseille sud) exige notamment   « un hôpital public de proximité avec au moins une antenne d’urgence disposant de lits de réanimations afin de désengorger la Timone, la population des quartiers sud étant supérieure à celle d’une ville comme Grenoble ».

La Marseillaise, le 3 décembre 2014

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